Il voulait avoir le dernier mot mais François Blanchet lui retourne une vérité qui devrait faire mouche juste avant la fin de la campagne électorale
Le texte intégral
Introduction de François Blanchet
Introduction de François Blanchet
Je n’avais pas prévu d’intervenir dans la campagne des élections municipales pour une autre ville que la mienne, mais l’agression verbale de ce soir, m’oblige à le faire. Il est légitime d’avoir des différends, mais le respect des personnes est une valeur démocratique inestimable à laquelle on ne peut se soustraire
Les mensonges de Christophe Chabot détaillés par François Blanchet
Depuis plusieurs semaines, et encore ce vendredi soir en enchainant les mensonges et en me traitant publiquement de « traître » lors de sa dernière réunion de campagne, Christophe CHABOT a dit clairement que l’arrêt du projet de port de plaisance de Brétignolles sur Mer, était la conséquence d’un positionnement politique. Je prends la parole alors que la campagne se termine, pour dire qu’il n’en est rien.
En janvier 2019, comme vous pouvez le voir dans le courrier joint, le cabinet BRL, maître d’œuvre mandaté par la collectivité, écrit au Président de la Communauté de Communes, Christophe CHABOT pour lui signifier qu’il n’est pas possible de réaliser le port de plaisance avec un coût du projet en-dessous de 47 millions d’euros. Je précise qu’il faut ajouter à ce montant, 10 millions d’euros pour obtenir le prix total, soit 57 millions d’euros.
Malgré ces informations, les montants communiqués par Christophe CHABOT aux conseillers communautaires à deux reprises (avril 2019 pour lancer le projet, et juin 2019 pour lancer les appels d’offres) seront de 32,6 millions d’euros (compatible avec le montant de 30 millions d’euros sur lequel le Préfet de la Vendée et les services de l’Etat ont basé leur autorisation du projet), auxquels il est ajouté 1,4 million pour les aléas, soit 34 millions d’euros au total.
D’ailleurs, le résultat des appels d’offre confirmera cette analyse, avec un montant de 48 millions d’euros. Cela conduira à la fin de l’année 2019, à considérer ces offres sans suite.
Les faits sont là et ils sont graves. En effet, c’est à partir de ces montants largement sous évalués, qu’ont été validées par notre Conseil communautaire, les différentes autorisations pour lancer l’opération. Il était en réalité, impossible, de lancer les travaux dans cette situation, et nous le savons maintenant, les chiffres réels étaient connus seulement de Christophe CHABOT et de son équipe rapprochée.
En juillet 2020, j’ai été élu Président de la Communauté de Communes sur une proposition de gouvernance plus partagée, à partir d’un projet de territoire qui serait débattu, et d'un moratoire sur le projet de port. J’ai souhaité faire la lumière et la transparence sur ce projet contesté, et donner l’éclairage suffisant pour documenter une nouvelle décision.
Frédéric FOUQUET et Vincent PIPAUD m’ont alors proposé une commission de médiation, mise en place à l’automne 2020, dont le fonctionnement a garanti les différents éclairages et qui a fait la lumière sur tous les aspects de ce dossier compliqué. Cette commission a mis au grand jour les écarts considérables entre les données connues par la Présidence de la Communauté de Communes et celles portées à la connaissance des décideurs, qu’il s’agisse du Préfet de la Vendée ou des conseillers communautaires.
Cette commission a aussi posé des doutes sur la raison d'être d’un port aussi important, compte-tenu de l’évolution de la plaisance. Elle a aussi documenté les difficultés à y accéder en toute sécurité. Dans le même ordre d’idée, des questions sont apparues sur sa conception, sur le transit sédimentaire, sur la gestion du chenal, sur l’étanchéité entre eau douce et eau salée… Tous ces sujets ont été documentés et un doute sérieux a été formulé. Les membres de la commission de médiation, pro ou anti-ports, se sont accordés sur le fait qu’à minima, il fallait reprendre des études complémentaires pour répondre à toutes ces questions, avant de continuer le projet, et ce, avec du temps et des moyens importants avant toute réalisation.
En résumé, il a été découvert et la commission de médiation a validé que :
- les décisions ont été prises sur des montants volontairement sous évalués pour ne pas dire camouflés au Conseil communautaire.
- aucun appel d’offre ne répondait aux conditions posées par le Conseil communautaire et par l’Etat.
- les risques juridiques étaient très importants et réels.
- les études n’étaient pas suffisantes pour affirmer que le projet était sans danger et économiquement viable.
- les travaux préparatoires qui ont été engagés à l’automne 2019 ont été réalisés alors que le cadre financier n’était ni posé, ni validé, et que le Conseil communautaire n’était pas correctement informé.
C'est donc sans surprise qu’en juillet 2021, à une très large majorité, le Conseil communautaire a voté contre la continuation du projet de port par 33 voix contre 14. Je considère aujourd’hui que c’est une heureuse décision. J’ai toujours choisi de me positionner en garant du débat et la commission de médiation a réalisé un travail très sérieux, devant témoins. Tous les verbatims de ces débats ont été conservés. Ce que j’écris ici est donc vérifiable. La présentation des travaux de la commission a été publique et rediffusée sur Internet, dans des vidéos qui ont été conservées et qui peuvent être remises en ligne immédiatement.
Rien dans l’arrêt du projet de port de plaisance de Brétignolles sur Mer ne relève donc de la traitrise ou de la politique. Tout est la conséquence d’une conduite inadaptée du projet, lui-même impossible en l’état.
La réalité est que malgré de nombreuses alertes, ce projet a été poussé sans aucune transparence, au-delà des règles en vigueur. Tout ceci a créé clivage, défiance et perte de confiance. Faire valider des décisions avec des informations tronquées est de toute façon à mes yeux, très regrettable. C’est une façon de faire de la politique qui n’est pas la mienne, et qui sort d’un autre temps.
Personnellement, j’ai voté favorablement au projet de port avec les informations qui nous ont été communiquées en Bureau et en Conseil communautaire. Aujourd’hui, après plusieurs années de recul et après le travail de la commission de médiation, force est de constater que ces informations et ces chiffres étaient faux. Volontairement, on a travesti la vérité.
Depuis 6 ans, celui qui nous accusait de vouloir « mettre notre territoire à feu et à sang » selon ses propos de l’époque, peut constater que la gouvernance du Pays de Saint Gilles Croix de Vie est totalement apaisée. De nombreux projets ont été lancés dans tous les domaines. Les Maires et les élus communautaires travaillent dans un climat serein et respectueux, au profit de l’intérêt général, dans une ambiance amicale partagée.
François BLANCHET
Malgré ces informations, les montants communiqués par Christophe CHABOT aux conseillers communautaires à deux reprises (avril 2019 pour lancer le projet, et juin 2019 pour lancer les appels d’offres) seront de 32,6 millions d’euros (compatible avec le montant de 30 millions d’euros sur lequel le Préfet de la Vendée et les services de l’Etat ont basé leur autorisation du projet), auxquels il est ajouté 1,4 million pour les aléas, soit 34 millions d’euros au total.
D’ailleurs, le résultat des appels d’offre confirmera cette analyse, avec un montant de 48 millions d’euros. Cela conduira à la fin de l’année 2019, à considérer ces offres sans suite.
Les faits sont là et ils sont graves. En effet, c’est à partir de ces montants largement sous évalués, qu’ont été validées par notre Conseil communautaire, les différentes autorisations pour lancer l’opération. Il était en réalité, impossible, de lancer les travaux dans cette situation, et nous le savons maintenant, les chiffres réels étaient connus seulement de Christophe CHABOT et de son équipe rapprochée.
En juillet 2020, j’ai été élu Président de la Communauté de Communes sur une proposition de gouvernance plus partagée, à partir d’un projet de territoire qui serait débattu, et d'un moratoire sur le projet de port. J’ai souhaité faire la lumière et la transparence sur ce projet contesté, et donner l’éclairage suffisant pour documenter une nouvelle décision.
Frédéric FOUQUET et Vincent PIPAUD m’ont alors proposé une commission de médiation, mise en place à l’automne 2020, dont le fonctionnement a garanti les différents éclairages et qui a fait la lumière sur tous les aspects de ce dossier compliqué. Cette commission a mis au grand jour les écarts considérables entre les données connues par la Présidence de la Communauté de Communes et celles portées à la connaissance des décideurs, qu’il s’agisse du Préfet de la Vendée ou des conseillers communautaires.
Cette commission a aussi posé des doutes sur la raison d'être d’un port aussi important, compte-tenu de l’évolution de la plaisance. Elle a aussi documenté les difficultés à y accéder en toute sécurité. Dans le même ordre d’idée, des questions sont apparues sur sa conception, sur le transit sédimentaire, sur la gestion du chenal, sur l’étanchéité entre eau douce et eau salée… Tous ces sujets ont été documentés et un doute sérieux a été formulé. Les membres de la commission de médiation, pro ou anti-ports, se sont accordés sur le fait qu’à minima, il fallait reprendre des études complémentaires pour répondre à toutes ces questions, avant de continuer le projet, et ce, avec du temps et des moyens importants avant toute réalisation.
En résumé, il a été découvert et la commission de médiation a validé que :
- les décisions ont été prises sur des montants volontairement sous évalués pour ne pas dire camouflés au Conseil communautaire.
- aucun appel d’offre ne répondait aux conditions posées par le Conseil communautaire et par l’Etat.
- les risques juridiques étaient très importants et réels.
- les études n’étaient pas suffisantes pour affirmer que le projet était sans danger et économiquement viable.
- les travaux préparatoires qui ont été engagés à l’automne 2019 ont été réalisés alors que le cadre financier n’était ni posé, ni validé, et que le Conseil communautaire n’était pas correctement informé.
C'est donc sans surprise qu’en juillet 2021, à une très large majorité, le Conseil communautaire a voté contre la continuation du projet de port par 33 voix contre 14. Je considère aujourd’hui que c’est une heureuse décision. J’ai toujours choisi de me positionner en garant du débat et la commission de médiation a réalisé un travail très sérieux, devant témoins. Tous les verbatims de ces débats ont été conservés. Ce que j’écris ici est donc vérifiable. La présentation des travaux de la commission a été publique et rediffusée sur Internet, dans des vidéos qui ont été conservées et qui peuvent être remises en ligne immédiatement.
Rien dans l’arrêt du projet de port de plaisance de Brétignolles sur Mer ne relève donc de la traitrise ou de la politique. Tout est la conséquence d’une conduite inadaptée du projet, lui-même impossible en l’état.
La réalité est que malgré de nombreuses alertes, ce projet a été poussé sans aucune transparence, au-delà des règles en vigueur. Tout ceci a créé clivage, défiance et perte de confiance. Faire valider des décisions avec des informations tronquées est de toute façon à mes yeux, très regrettable. C’est une façon de faire de la politique qui n’est pas la mienne, et qui sort d’un autre temps.
Personnellement, j’ai voté favorablement au projet de port avec les informations qui nous ont été communiquées en Bureau et en Conseil communautaire. Aujourd’hui, après plusieurs années de recul et après le travail de la commission de médiation, force est de constater que ces informations et ces chiffres étaient faux. Volontairement, on a travesti la vérité.
Depuis 6 ans, celui qui nous accusait de vouloir « mettre notre territoire à feu et à sang » selon ses propos de l’époque, peut constater que la gouvernance du Pays de Saint Gilles Croix de Vie est totalement apaisée. De nombreux projets ont été lancés dans tous les domaines. Les Maires et les élus communautaires travaillent dans un climat serein et respectueux, au profit de l’intérêt général, dans une ambiance amicale partagée.
François BLANCHET
Si Christophe Chabot était élu maire de Bretignolles-sur-Mer, ce serait de nouveau le chaos au Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
La justice ne l'a jamais sanctionné, c'est aux électeurs de le faire









